Le nouveau plan d’action contre l’influenza aviaire est entré en application le 1er octobre 2026, et les trois instructions techniques qui le déclinent — vaccination, mise à l’abri, biosécurité — ont été publiées le 23 octobre : les détenteurs de poules de basse-cour sont directement concernés par le volet mise à l’abri.
- Le plan 2026-2027 est entré en application le 1er octobre 2026 et remplace celui d’octobre 2025.
- Les trois instructions techniques (vaccination, mise à l’abri, biosécurité) datent du 23 octobre 2026.
- En niveau de risque élevé, une basse-cour de moins de 50 volailles doit être claustrée ou mise sous filet.
- La vaccination obligatoire reste ciblée sur les canards d’élevage, pas sur les poules familiales.
Plan de l'article
Un plan reconduit et précisé pour l’hiver 2026-2027 #
Comme chaque automne depuis 2023, la France a relancé sa campagne de vaccination des canards d’élevage contre l’influenza aviaire hautement pathogène. Le dispositif 2026-2027, détaillé par La France Agricole, remplace le plan d’octobre 2025 et intègre les règles de surveillance post-vaccinale publiées en juillet.
La France avait été le premier pays d’Europe à lancer une vaccination nationale des canards, le 1er octobre 2023 : 61 millions de canards avaient été vaccinés lors de la première campagne, selon le ministère de l’Agriculture.
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Basse-cour : ce qui s’applique quand le risque devient élevé #
C’est le point qui concerne le plus les détenteurs de poules. Lorsque le niveau de risque national passe à « élevé », les établissements de 50 volailles ou plus doivent mettre leurs animaux à l’abri. Les détenteurs de moins de 50 volailles — la quasi-totalité des poulaillers familiaux — doivent claustrer leurs oiseaux ou les protéger par un filet.
Les rassemblements d’oiseaux (concours, foires, expositions avicoles) sont alors interdits, sauf dérogation. Mieux vaut donc vérifier le niveau de risque en vigueur avant d’inscrire ses poules ou ses oiseaux de volière à un événement cet hiver.
Filet ou claustration : comment s’organiser concrètement #
Claustrer ne veut pas dire entasser. Un poulailler fermé doit rester ventilé, avec mangeoire et abreuvoir à l’intérieur pour éviter tout contact avec les oiseaux sauvages, principaux vecteurs du virus. La pose d’un filet au-dessus de l’enclos est l’alternative la plus confortable pour les poules habituées au parcours.
Le filet doit couvrir l’intégralité de la volière, sans trouée, et l’alimentation doit être distribuée sous abri. Ces gestes simples reprennent la logique imposée aux professionnels : protéger l’alimentation et l’abreuvement, limiter les visites, et nettoyer bottes et matériel avant d’entrer dans l’enclos.
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Dindes, poulets de chair : des sorties encadrées plus tôt #
Le plan 2026-2027 précise aussi les conditions de sortie des volailles de plein air professionnelles. Les dindes peuvent accéder à un parcours réduit sans autorisation préfectorale à partir de la 10e semaine ; les poulets de chair et les pintades à partir de la 8e semaine, à condition que l’évaluation annuelle de biosécurité soit conforme.
Pour les élevages de canards, la surveillance reste étroite : première injection au plus tard à 21 jours d’âge, rappel pour les lots abattus plus de six semaines après la primovaccination dans les zones à risque, et dépistage virologique sur 15 animaux dans les 72 heures avant tout transfert de palmipèdes hors abattoir.
Pourquoi ces règles protègent aussi vos poules #
L’influenza aviaire circule principalement via l’avifaune sauvage pendant les migrations d’automne. Un foyer détecté dans une basse-cour entraîne l’euthanasie des animaux et des restrictions pour tous les élevages voisins. La claustration préventive est contraignante, mais elle reste le moyen le plus sûr d’éviter de perdre son cheptel familial.
Les opérations de vaccination des professionnels sont désormais tracées sur la plateforme CalypsoVet, et la surveillance en zone réglementée prévoit des prélèvements deux fois par mois sur les canards vaccinés morts. Autant de garde-fous qui limitent la diffusion du virus jusqu’aux poulaillers des particuliers.
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Questions fréquentes #
Dois-je faire vacciner mes poules de basse-cour ?
Non. La vaccination obligatoire du plan 2026-2027 cible les canards d’élevage, pas les poules des particuliers. Pour une basse-cour, la protection repose sur la mise à l’abri et la biosécurité : filet ou claustration dès que le niveau de risque l’impose.
Comment savoir si le niveau de risque est « élevé » dans ma commune ?
Le niveau de risque (négligeable, modéré, élevé) est fixé par arrêté ministériel publié au Journal officiel et relayé par le site du ministère de l’Agriculture et les préfectures. Les zones à risque particulier ou de diffusion peuvent entraîner des mesures locales renforcées.
Que risque-t-on en ne protégeant pas ses volailles ?
Outre le danger sanitaire pour les animaux, le non-respect des mesures de mise à l’abri en période de risque élevé est passible de sanctions, et un foyer déclaré dans une basse-cour non protégée conduit à l’élimination du cheptel et à des restrictions pour les élevages alentour.




