Trois foyers d’influenza aviaire hautement pathogène détectés en trois jours dans des élevages ont conduit les Pays-Bas à imposer, le 28 octobre 2026, le confinement de toutes les volailles du pays. Un rappel brutal, à l’entrée de l’hiver, que la saison à risque est ouverte — y compris pour les poulaillers familiaux.
Plan de l'article
Trois foyers en trois jours chez notre voisin #
Selon Réussir Volailles, le premier foyer a été signalé le 26 octobre à Lutjegast, dans la province de Groningue : 45 000 poules pondeuses y ont été abattues. Le lendemain, un cas touchait une ferme pédagogique de Middelie, en Hollande-Septentrionale, avec 150 animaux euthanasiés.
Le 28 octobre, un troisième foyer était confirmé à Grootegast, de nouveau en Groningue, entraînant l’abattage de 51 000 volailles. Face à cette accélération, le ministre de l’Agriculture Silvio Erkens a imposé le jour même la mise à l’abri de toutes les volailles d’élevage du territoire.
La faune sauvage, moteur de l’épidémie #
Avant ces trois cas en élevage, huit détections du virus H5N1 avaient été recensées dans la faune sauvage néerlandaise entre le 6 août et le 14 octobre 2026, toujours d’après Réussir. Les oiseaux migrateurs, qui descendent vers le sud à cette période, transportent le virus le long des couloirs de migration qui traversent aussi la France.
C’est tout l’enjeu de l’automne : plus les détections s’accumulent chez les oiseaux sauvages, plus la probabilité d’introduction dans les élevages et les basses-cours augmente. Les épisodes des hivers précédents ont tous suivi ce schéma.
Ce que cela change pour une basse-cour en France #
En France, tout détenteur de volailles, même deux ou trois poules au fond du jardin, doit déclarer sa basse-cour en mairie ou en ligne. Cette déclaration, gratuite, permet aux services sanitaires d’alerter rapidement en cas de foyer à proximité. Les mesures de biosécurité applicables aux particuliers sont détaillées sur le site du ministère de l’Agriculture.
Les gestes de base restent les mêmes toute l’année : nourrir et abreuver les poules à l’abri, hors de portée des oiseaux sauvages ; protéger le parcours avec un filet lorsque le niveau de risque l’exige ; ne pas ramasser d’oiseau sauvage mort à mains nues et signaler toute mortalité anormale.
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Les signes qui doivent alerter au poulailler #
L’influenza aviaire hautement pathogène tue vite. Une chute brutale de ponte, des poules prostrées, un gonflement de la tête ou des mortalités groupées en 24 à 48 heures doivent conduire à appeler sans attendre un vétérinaire ou la direction départementale de la protection des populations.
Inutile en revanche de céder à la panique : le risque pour l’homme reste très faible et les œufs d’une basse-cour saine se consomment normalement. La vigilance porte sur les contacts entre vos poules et les oiseaux sauvages, pas sur votre assiette.
Un hiver sous surveillance #
Le précédent épisode avait déjà contraint la France à un long passage en risque « élevé » entre octobre 2025 et avril 2026, avec confinement des volailles. La décision néerlandaise du 28 octobre montre que le virus circule de nouveau activement en Europe du Nord à l’ouverture de la saison migratoire.
Pour les détenteurs de poulaillers familiaux, l’automne est donc le bon moment pour vérifier l’état du filet de protection, aménager un point de nourrissage couvert et mettre à jour sa déclaration. Autant de précautions simples qui évitent, le jour où un foyer apparaît dans le département, de subir les mesures les plus lourdes.
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Questions fréquentes #
Faut-il déjà confiner ses poules en France ?
Le confinement n’est obligatoire que lorsque le niveau de risque national ou local l’impose. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou sur le site du ministère de l’Agriculture, et préparez dès maintenant filet et abri de nourrissage.
Que s’est-il passé exactement aux Pays-Bas fin octobre ?
Trois foyers d’influenza aviaire ont été confirmés en trois jours, à Lutjegast, Middelie et Grootegast, entraînant l’abattage de près de 96 000 animaux et un confinement national de toutes les volailles décidé le 28 octobre 2026.
La déclaration d’une basse-cour est-elle obligatoire ?
Oui, tout détenteur de volailles doit déclarer sa basse-cour en mairie ou en ligne, quel que soit le nombre d’animaux. C’est gratuit et cela conditionne l’alerte sanitaire en cas de foyer proche.




